Démission et nomination du représentant permanent du gerant-pouvoirs

….
Première résolution
Démission et nomination du représentant permanent du gérant
L’assemblé acte la démission permanent du gérant de la société, à savoir, Monsieur MOURIESSE Alick, domicilié à Bruxelles ….

Source: http://www.ejustice.just.fgov.be/cgi_tsv/tsv_rech.pl?language=fr&btw=0808842616&liste=Liste (Moniteur Belge/Greffe du tribunal de commerce)
Miroir: EDUCINVEST-DEMISSION-ET-NOMINATION-REPRESENTANT

Twitter petit chat, I need your help.

Source: https://twitter.com/Dame_Fanny/status/971046215533121536

Republicain-Lorrain / SupInfo : l’école condamnée à rembourser 15 000 euros

Virginie Caruana, de Petite-Rosselle, voulait récupérer les 15 000 € versés à l’école privée SupInfo Metz pour les droits d’inscriptions de son fils en 2016. Le tribunal de commerce à Bruxelles lui a donné gain de cause.

C’est en s’informant sur Internet, que Virginie Caruana, la maman de Romain, a découvert que les écoles privées SupInfo étaient largement critiquées. Un site web « Sup-In-Fox Arnaques » dévoile les nombreux problèmes rencontrés sur les différents campus en France et à l’étranger. Photo CT
Photo HD
C’est en s’informant sur Internet, que Virginie Caruana, la maman de Romain, a découvert que les écoles privées SupInfo étaient largement critiquées. Un site web « Sup-In-Fox Arnaques » dévoile les nombreux problèmes rencontrés sur les différents campus en France et à l’étranger. Photo CT

Après son bac S SI (sciences de l’ingénieur) au lycée Condorcet de Schœneck en juillet 2016, Romain Caruana, de Petite-Rosselle, s’est inscrit à l’école privée SupInfo à Metz, se préparant à un diplôme d’ingénieur en informatique.

Ses parents ont versé 15 000 € pour trois années scolaires. Un versement qu’ils ont tenté de récupérer et une affaire qui vient d’être jugée par le tribunal de commerce de Bruxelles (lire ci-dessous).
« On nous a vendu du rêve »

Romain avait visité l’école messine où « tout semblait parfait. On nous a vendu du rêve, résume Virginie Caruana, la maman de Romain. On nous a proposé un forfait de trois ans (licence) pour 15 000 € ou cinq ans (master) pour 25 000 €. »

La suite n’est pas aussi idyllique. En janvier 2017, las de ne pas avoir de cours réguliers, d’avoir des professeurs absents et des plannings à minuit pour le lendemain, Romain alerte ses parents. « Nous avons décidé de tout stopper. Selon le contrat passé avec l’établissement, nous pouvions récupérer une partie de la somme. »

Après une première demande de remboursement puis une seconde au siège social de SupInfo, groupe EducInvest, à Bruxelles, Virginie Caruana contacte le « campus-manager », par téléphone. « Je n’ai jamais eu de réponse. »
Des écoles critiquées

La Rosselloise se renseigne sur Internet et tombe sur le site Sup-In-Fox Arnaques où les écoles SupInfo sont largement critiquées par d’autres parents, des étudiants et même des professeurs qui se plaignent de ne pas avoir été payés depuis plusieurs mois. EducInvest a déjà été condamné dans le cadre d’autres procédures.

« Je sais bien que nous ne serons pas remboursés, mais je veux tirer la sonnette d’alarme afin que d’autres familles ne tombent pas dans le même piège. Il y a des écoles SupInfo partout en France, et même dans le monde. Certains campus vont mal et risquent de fermer, alors que des frais d’inscriptions continuent d’être encaissés. L’école de Metz a fermé ses portes en août 2017 pour liquidation judiciaire. Les élèves qui s’y sont inscrits ont trouvé porte close à la rentrée en septembre. »

Contacté, le « campus-manager » n’a pas donné suite. Quant au directeur général, il est en déplacement et « est très peu disponible ».

Carla THIELEN

Source: https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-forbach/2018/03/03/supinfo-l-ecole-condamnee-reste-a-payer

7sur7 / 81 établissements soupçonnés d’être de fausses universités

Pas moins de 81 établissements d’enseignement font actuellement l’objet d’une enquête car ils sont soupçonnés de décerner de faux diplômes ou d’abuser de l’appellation d’université ou de haute école, rapporte De Morgen jeudi sur base de chiffres du ministre de l’Economie Kris Peeters.

Ces établissements sous la loupe de l’Inspection économique se situent principalement à Bruxelles (52 d’entre eux), mais certains se trouvent également en Flandre (18) et en Wallonie (11). Il s’agit d’institutions proposant aussi bien des cours par correspondance que des enseignements ex cathedra.

L’Inspection économique cherche à déterminer si ces écoles distillent une information correcte quant aux formations proposées et aux diplômes décernés. L’infraction la plus courante est que l’établissement affirme être reconnu comme université ou haute école, ou qu’il prétend pouvoir distribuer des diplômes de bachelier, de master ou des doctorats alors que ce n’est pas le cas.

Actuellement, 46 avertissements ont été lancés et 10 procès-verbaux ont été transmis au parquet. Neuf organisations ont cessé leurs activités après enquête et deux sites internet ont été rendus inaccessibles.

Moustique / Enquête – Le business des fausses universités

Des dizaines d’écoles se réclamant d’un enseignement supérieur délivrent des diplômes non reconnus par l’État.

Leurs sites web et leurs brochures sont souvent bien léchés. À première vue, ces établissements de l’enseignement supérieur ont l’air tout à fait ordinaires, sous leur dénomination parfois ronflante: Fondation universitaire Mercure, l’Université libre internationale (ou ULiBe, notez la ressemblance avec une université bruxelloise bien connue), Supinfo International University… Pas étonnant que des centaines d’étudiants s’y inscrivent chaque année. Ces universités ne sont pourtant pas reconnues par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les formations qu’elles dispensent ne sont par conséquent pas contrôlées par l’État et, malgré leurs tarifs exorbitants, jusqu’à plusieurs milliers d’euros, la valeur des diplômes délivrés est incertaine… Ces établissements privés ne sont pas illégaux pour autant, rappelle Jacques Sambon, spécialiste du droit de l’enseignement:

. Certains députés francophones nous ont toutefois confirmé quelques pistes. Trois d’entre eux nous ont également confié que le ministère de l’Enseignement supérieur s’était constitué fin janvier partie civile contre la Haute école privée Stylisme-Modélisme “Maria Magdalena” (voir encadré). Que reproche-t-on au juste à ces universités privées? Les motifs diffèrent selon les établissements. Certains abus semblent toutefois assez récurrents. À commencer par l’utilisation abusive de titres comme “Université” et “Haute école”, exclusivement réservés aux établissements reconnus. Mais aussi la délivrance de diplômes prestigieux qui n’en ont que le nom. La preuve par deux.

D’abord avec l’École supérieure de communication et de gestion à Ixelles, qui propose des “bachelor” et des “master” à 2.685€ minimum l’année. Certes, elle indique sur ses brochures fournir un La vraie nature des diplômes n’est cependant pas précisée. De source étudiante, l’ESCG délivrerait en fait une certification professionnelle reconnue par l’État français mais qui n’équivaut pas à un master. Elle atteste simplement que la formation est “adaptée” au marché de l’emploi. Interrogée, avouant un “manque de compétence pour répondre de manière intelligente”

Autre exemple: l’ULiBe délivre ces mêmes titres au prix de 2.300€ par année d’études et reconnus, selon l’accréditation officielle que nous nous sommes procurée, par l’Université libre du Burkina, dont les diplômes sont eux-mêmes validés par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur. Et pas par la Communauté française. Or, cette précision ne figure nulle part dans la documentation accessible en ligne. Ces diplômes étrangers ont-ils tout de même une quelconque valeur chez nous? La Fédération Wallonie-Bruxelles estclaire: “Si le programme d’études est accompli en Belgique, une reconnaissance académique du diplôme étranger ne peut être octroyée”. Soyons de bonne foi… Cette absence de reconnaissance ne signifie pas forcément que ces enseignements sont de mauvaise qualité. Sauf qu’il est impossible de le vérifier puisque aucun inspecteur n’a jamais mis les mains dans leurs programmes. Or plusieurs indices entretiennent le doute.

D’abord, sur le Net, un tas d’anciens étudiants dénoncent des arnaques en tout genre (erreurs factuelles dans les cours, extorsions, difficultés à trouver un job, manque d’encadrement, etc.). Contacté par nos soins, l’un d’eux, Michel (nom d’emprunt) dit s’être fait avoir par Supinfo, où l’année académique coûte 6.100€, et dénonce des syllabus internes . Le président de l’établissement Alick Mouriesse défend ses “master of science”: Il est facile d’attaquer sur Internet. Contrairement aux procès, ça ne coûte rien. Je suis d’ailleurs disposé à ce que mes programmes soient contrôlés. Ce qui ne sera donc pas possible tant qu’il ne sollicitera pas le monde politique afin de faire reconnaître son très cher établissement par décret…

Ensuite, les écoles supérieures privées restent souvent très vagues sur l’identité de leurs professeurs. La Fondation universitaire Mercure et la Carolus Magnus University proposent des “cours à distance” sur Internet dans des matières économiques, financières ou sociales, mais ne donnent aucun indice quant à la formation de leurs enseignants. Ni même si elles en ont… Pour accentuer encore davantage ces doutes, la première ne propose pas de formulaire de contact à moins de s’inscrire et la seconde ne réagit pas à notre demande d’interview. Certains vont encore plus loin. l’ULiBe prétend sur l’un de ses deux sites Internet que Luc De Meyer, directeur de l’Ihecs, y enseigne. Or, ce dernier confirme n’avoir jamais enseigné dans cette école ni donné l’autorisation d’y faire figurer son nom

Pris en flagrant délit de tromperie, le président de l’ULiBe, Jean-Marc Degreef, vraisemblablement mal à l’aise, n’apporte aucune explication à cette erreur embarrassante. Ces faits interpellants ne semblent pas inquiéter outre mesure les responsables d’universités privées. Le monde professionnel serait, lui, séduit par leurs étudiants. Le directeur de l’ULiBe Karim Passingré Ouedraogo prétend avoir formé “150 diplomates dans le monde”. Alick Mouriesse affirme que près de 100% de ses étudiants décrochent un emploi stable dans les trois mois suivant l’obtention du diplôme.

Ces chiffres surprennent. Lors de notre entretien mi-janvier, ce dernier a promis de nous envoyer les coordonnées d’anciens étudiants “embauchés en CDI chez Microsoft, Nestlé, Facebook ou Siemens” On les attend toujours… Dans la fonction publique en Belgique, il est impossible de valoriser de tels diplômes. Dans le privé, les patrons sont libres de leur donner une quelconque valeur, mais le Forem se montre sceptique. Comme Olivier Stein, avocat au cabinet Progress Lawyers, qui a défendu plusieurs étudiants dans des affaires de “faux diplômes”.

Devant les tribunaux, certains étudiants ont obtenu gain de cause. Mais, il est vrai, les procès se font rares. “Cela ne signifie pas que les étudiants ressortent ravis de leur formation », explique l’avocat. .” En 2011, Olivier Stein s’était ainsi emparé de l’affaire de Salma (nom d’emprunt).La Chambre belge des comptables lui promettait un “bachelier” reconnu par la Communauté française. Mais à la fin de sa première année, la directrice lui avait annoncé qu’elle ne recevrait aucun diplôme, mais une “attestation de chef d’entreprise”. L’école a finalement été condamnée pour “pratiques trompeuses” à verser 1.500€ de dommages et intérêts à sept étudiants concernés, en plus des frais liés au procès. L’établissement non reconnu, qui n’a pas donné suite à notre demande d’interview, est pourtant encore aujourd’hui installé à Uccle.

Une condamnation entraîne rarement une interdiction d’enseigner, conclut Olivier Stein. Selon le cabinet Marcourt, “ce phénomène des fausses universités fait l’objet d’une grande vigilance”. Un durcissement de la législation n’est toutefois pas à l’agenda politique. Pour éviter de succomber aux titres ronflants mais souvent trompeurs des fausses universités, les étudiants ne peuvent encore compter que sur eux-mêmes.

Retrouvez la liste des écoles reconnues sur www.ares-ac.be

Source: http://kiosque.moustique.be/data/59/reader/reader.html?t=1500988296784#!preferred/0/package/59/pub/59/page/29