7sur7 / 81 établissements soupçonnés d’être de fausses universités

Pas moins de 81 établissements d’enseignement font actuellement l’objet d’une enquête car ils sont soupçonnés de décerner de faux diplômes ou d’abuser de l’appellation d’université ou de haute école, rapporte De Morgen jeudi sur base de chiffres du ministre de l’Economie Kris Peeters.

Ces établissements sous la loupe de l’Inspection économique se situent principalement à Bruxelles (52 d’entre eux), mais certains se trouvent également en Flandre (18) et en Wallonie (11). Il s’agit d’institutions proposant aussi bien des cours par correspondance que des enseignements ex cathedra.

L’Inspection économique cherche à déterminer si ces écoles distillent une information correcte quant aux formations proposées et aux diplômes décernés. L’infraction la plus courante est que l’établissement affirme être reconnu comme université ou haute école, ou qu’il prétend pouvoir distribuer des diplômes de bachelier, de master ou des doctorats alors que ce n’est pas le cas.

Actuellement, 46 avertissements ont été lancés et 10 procès-verbaux ont été transmis au parquet. Neuf organisations ont cessé leurs activités après enquête et deux sites internet ont été rendus inaccessibles.

Source: https://www.7sur7.be/7s7/fr/1502/Belgique/article/detail/3367774/2018/02/15/81-etablissements-soupconnes-d-etre-de-fausses-universites.dhtml

Moustique / Le business des fausses universités (Version WEB)

Le business des fausses universités ©Olivier Pirard
Actu : 15/02/2017 – Nicolas Sohy

Des dizaines d’écoles se réclamant d’un enseignement supérieur délivrent des diplômes non reconnus par l’État. Elles coûtent une fortune et attirent des centaines d’étudiants. Enquête.

Leurs sites web et leurs brochures sont souvent bien léchés. À première vue, ces établissements de l’enseignement supérieur ont l’air tout à fait ordinaires, sous leur dénomination parfois ronflante: Fondation universitaire Mercure, l’Université libre internationale (ou ULiBe, notez la ressemblance avec une université bruxelloise bien connue), Supinfo International University… Pas étonnant que des centaines d’étudiants s’y inscrivent chaque année. Ces universités ne sont pourtant pas reconnues par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Les formations qu’elles dispensent ne sont par conséquent pas contrôlées par l’État et, malgré leurs tarifs exorbitants, jusqu’à plusieurs milliers d’euros, la valeur des diplômes délivrés est incertaine… Ces établissements privés ne sont pas illégaux pour autant, rappelle Jacques Sambon, spécialiste du droit de l’enseignement: “La liberté d’enseignement est inscrite dans la Constitution. Quiconque peut instituer un établissement dispensant une formation basée sur sa propre conception tant sur la forme que sur son contenu”. À condition, bien sûr, que l’absence de reconnaissance officielle soit clairement énoncée. Ce qui n’est pas toujours le cas.
41 présumées « fausses universités »

Le SPF Économie a établi une liste de 41 présumées “fausses universités”, gardée secrète “pour le bon déroulement de l’enquête”. Certains députés francophones nous ont toutefois confirmé quelques pistes. Trois d’entre eux nous ont également confié que le ministère de l’Enseignement supérieur s’était constitué fin janvier partie civile contre la Haute école privée Stylisme-Modélisme “Maria Magdalena” (voir encadré). Que reproche-t-on au juste à ces universités privées? Les motifs diffèrent selon les établissements. Certains abus semblent toutefois assez récurrents. À commencer par l’utilisation abusive de titres comme “Université” et “Haute école”, exclusivement réservés aux établissements reconnus. Mais aussi la délivrance de diplômes prestigieux qui n’en ont que le nom. La preuve par deux.

D’abord avec l’École supérieure de communication et de gestion à Ixelles, qui propose des “bachelor” et des “master” à 2.685 € minimum l’année. Certes, elle indique sur ses brochures fournir un “enseignement supérieur privé hors Communauté française de Belgique”. La vraie nature des diplômes n’est cependant pas précisée. De source étudiante, l’ESCG délivrerait en fait une certification professionnelle reconnue par l’État français mais qui n’équivaut pas à un master. Elle atteste simplement que la formation est “adaptée” au marché de l’emploi. Interrogée, avouant un “manque de compétence pour répondre de manière intelligente”, l’ESCG n’a pas souhaité réagir…

Kanar ©Moustique
Qui sont les profs ?

Autre exemple: l’ULiBe délivre ces mêmes titres au prix de 2.300 € par année d’études et reconnus, selon l’accréditation officielle que nous nous sommes procurée, par l’Université libre du Burkina, dont les diplômes sont eux-mêmes validés par le Conseil africain et malgache de l’enseignement supérieur. Et pas par la Communauté française. Or, cette précision ne figure nulle part dans la documentation accessible en ligne. Ces diplômes étrangers ont-ils tout de même une quelconque valeur chez nous? La Fédération Wallonie-Bruxelles est claire: “Si le programme d’études est accompli en Belgique, une reconnaissance académique du diplôme étranger ne peut être octroyée”. Soyons de bonne foi… Cette absence de reconnaissance ne signifie pas forcément que ces enseignements sont de mauvaise qualité. Sauf qu’il est impossible de le vérifier puisque aucun inspecteur n’a jamais mis les mains dans leurs programmes. Or plusieurs indices entretiennent le doute.
D’abord, sur le Net, un tas d’anciens étudiants dénoncent des arnaques en tout genre (erreurs factuelles dans les cours, extorsions, difficultés à trouver un job, manque d’encadrement, etc.). Contacté par nos soins, l’un d’eux, Michel (nom d’emprunt) dit s’être fait avoir par Supinfo, où l’année académique coûte 6.100 €, et dénonce des syllabus internes “truffés d’erreurs et de désinformation”. Le président de l’établissement Alick Mouriesse défend ses “master of science”: “ Il est facile d’attaquer sur Internet. Contrairement aux procès, ça ne coûte rien. Je suis d’ailleurs disposé à ce que mes programmes soient contrôlés ”. Ce qui ne sera donc pas possible tant qu’il ne sollicitera pas le monde politique afin de faire reconnaître son très cher établissement par décret…
Ensuite, les écoles supérieures privées restent souvent très vagues sur l’identité de leurs professeurs. La Fondation universitaire Mercure et la Carolus Magnus University proposent des “cours à distance” sur Internet dans des matières économiques, financières ou sociales, mais ne donnent aucun indice quant à la formation de leurs enseignants. Ni même si elles en ont… Pour accentuer encore davantage ces doutes, la première ne propose pas de formulaire de contact à moins de s’inscrire et la seconde ne réagit pas à notre demande d’interview. Certains vont encore plus loin. l’ULiBe prétend sur l’un de ses deux sites Internet que Luc De Meyer, directeur de l’Ihecs, y enseigne. Or, ce dernier confirme n’avoir “jamais enseigné dans cette école ni donné l’autorisation d’y faire figurer son nom” . Pris en flagrant délit de tromperie, le président de l’ULiBe, Jean-Marc Degreef, vraisemblablement mal à l’aise, n’apporte aucune explication à cette “erreur embarrassante”. Ces faits interpellants ne semblent pas inquiéter outre mesure les responsables d’universités privées. Le monde professionnel serait, lui, séduit par leurs étudiants. Le directeur de l’ULiBe Karim Passingré Ouedraogo prétend avoir formé “ 150 diplomates dans le monde”. Alick Mouriesse affirme que “près de 100 % de ses étudiants décrochent un emploi stable” dans les trois mois suivant l’obtention du diplôme.

Ces chiffres surprennent. Lors de notre entretien mi-janvier, ce dernier a promis de nous envoyer les coordonnées d’anciens étudiants “ embauchés en CDI chez Microsoft, Nestlé, Facebook ou Siemens”. On les attend toujours… Dans la fonction publique en Belgique, il est impossible de valoriser de tels diplômes. Dans le privé, les patrons sont libres de leur donner une quelconque valeur, mais le Forem se montre sceptique. Comme Olivier Stein, avocat au cabinet Progress Lawyers, qui a défendu plusieurs étudiants dans des affaires de “faux diplômes”.

Peu de procès
Devant les tribunaux, certains étudiants ont obtenu gain de cause. Mais, il est vrai, les procès se font rares. “ Cela ne signifie pas que les étudiants ressortent ravis de leur formation, explique l’avocat. Les victimes sont majoritairement des jeunes prometteurs dont les parents n’ont aucune connaissance du monde académique ou des étrangers venant de milieux modestes. C’est-à-dire des gens qui n’ont pas le réflexe de saisir la justice.” En 2011, Olivier Stein s’était ainsi emparé de l’affaire de Salma (nom d’emprunt).
La Chambre belge des comptables lui promettait un “bachelier” reconnu par la Communauté française. Mais à la fin de sa première année, la directrice lui avait annoncé qu’elle ne recevrait aucun diplôme, mais une “attestation de chef d’entreprise”. L’école a finalement été condamnée pour “pratiques trompeuses” à verser 1.500 € de dommages et intérêts à sept étudiants concernés, en plus des frais liés au procès. L’établissement non reconnu, qui n’a pas donné suite à notre demande d’interview, est pourtant encore aujourd’hui installé à Uccle.

Une condamnation entraîne rarement une interdiction d’enseigner. “ Prouver qu’une école a utilisé une fois des pratiques trompeuses ne signifie pas qu’elle le fait systématiquement , conclut Olivier Stein. C’est pourquoi ces écoles sont encore debout. Le seul moyen d’intervenir dans la globalité est de durcir la législation contre l’enseignement privé .” Selon le cabinet Marcourt, “ce phénomène des fausses universités fait l’objet d’une grande vigilance” . Un durcissement de la législation n’est toutefois pas à l’agenda politique. Pour éviter de succomber aux titres ronflants mais souvent trompeurs des fausses universités, les étudiants ne peuvent encore compter que sur eux-mêmes.

Retrouvez la liste des écoles reconnues sur www.ares-ac.be.

Source: https://www.moustique.be/17801/le-business-des-fausses-universites

Nous vous proposons de vous porter Partie civile dans cette affaire

Nous vous proposons de vous porter Partie civile dans cette affaire contre Monsieur Alick Mouriesse

Pour ce faire, vous pouvez envoyer par courrier le message qui ci-après Cette lettre doit être adressée à:

Monsieur le Juge d’Instruction

Michel CLAISE

Immeuble PORTALIS, 2, rue des Quatre Bras

1000 BRUXELLES/BELGIQUE.

Monsieur le Juge d’Instruction Concerne: ALICK MOURIESSE N° de NOTICE BR.70.99.000737/2015 Référence du Greffe de l’Instruction J10/65/15/76/16/A

Par la présente, je soussigné, XXX, domicilié…., me constitue partie civile contre Monsieur Alick Mouriesse notamment du chef d’Abus de Biens sociaux et toutes les autres infractions découvertes en cours d’instruction.

Les faits sont les suivants : (expliquer en quelques mots comment vous êtes entré à SUPINFO et ce qui s’est passé) Mon dommage s’élève donc à la somme provisionnelle de …. sans préjudice de modification ultérieure en fonction d’éventuels éléments nouveaux. Je demande réparation de mon préjudice à Alick Mouriesse, auteur inculpé des infractions qui sont à la base de celui-ci.

Veuillez agréer, Monsieur le Juge d’Instruction, l’expression de mes sentiments très distingués. Dater et signer. »

Cette procédure est tout à fait gratuite et vous n’avez même pas besoin d’un avocat.

La Belgique place 41 fausses universités sur liste noire


Une quarantaine de fausses universités… par lalibre

Le SPF Économie travaille depuis environ six mois sur une affaire épineuse : l’importante présence de fausses universités sur notre territoire. Pour la première fois, une liste de ces établissements, plus ou moins frauduleux, a été établie. Elle compte très exactement 41 organismes qui ont parfois pignon sur rue (dont 10 en Wallonie et 23 à Bruxelles).

Certaines d’entre elles délivrent de faux diplômes contre de l’argent ou vendent des cursus qui ne sont pas reconnus par la Fédération Wallonie-Bruxelles, le tout sans le préciser.

On retrouve par exemple sur cette liste de travail, que La DH a pu consulter, l’École Supérieure de Communication et de Gestion (ESCG), située à Bruxelles. On lui reprocherait de proposer des masters et des bacheliers sans que ceux-ci aient de valeur aux yeux des autorités. Le tout pour un minerval élevé : 2.745 € l’année en Bac.

Dans un genre différent, il y a la Fondation Universitaire Mercure ou la Carolus Magnus University, toutes deux situées dans le centre de la capitale. Sur leur devanture, rien ne laisse pourtant soupçonner être face à un établissement d’enseignement supérieur. Et pour cause, ces institutions sont surtout présentes sur le web.

La Fondation Mercure propose notamment des cursus par correspondance en économie ou en communication. Selon une source proche du dossier, elle tenterait d’attirer en particulier des étudiants africains. Les diplômes délivrés, malgré leur appellation (Bac ou Master), ne sont pas reconnus en Belgique. Cela fait déjà plus de 10 ans que cette ASBL est dans le viseur des autorités.

La Carolus Magnus est encore plus inquiétante. Sur son site, elle affirme fournir des diplômes mais l’étudiant « commence quand il le désire » et « travaille où il veut ». Le prix ? 6.000 euros pour trois ans de bachelier, 4.500 euros pour deux ans de Master et 10.800 euros pour un doctorat…

D’autres encore, comme l’Université libre des sciences de l’entreprise et des technologies (Forest) ou l’Université libre Internationale (Ixelles) ont fini par cesser leurs activités, même si elles conservent un site actif sur Internet.

« Un centre d’enseignement ne peut utiliser le titre ‘université’ ou ‘haute école’ que s’il est reconnu comme tel par la Communauté compétente. Si l’institution ne dispose pas de ces accréditations, et se profile comme université (ou autre dénomination protégée) et offre des formations débouchant sur des diplômes de bachelier, master ou doctorat, on pourrait parler de pratiques trompeuses malhonnêtes (infraction au Code de droit économique) », note le SPF Économie, qui ajoute qu’aucune institution n’a, à ce jour, été sanctionnée. Certaines d’entre elles ont par contre bel et bien fermé leurs portes.

Source: https://www.lalibre.be/actu/belgique/la-belgique-place-41-fausses-universites-sur-liste-noire-583e6c6fcd70356130785bfd

SUPINFO dans la tourmente?

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Ce n’est pas la première fois que l’Ecole d’informatique SUPINFO rachetée par son ancien étudiant Martiniquais/Guadeloupéen fait l’objet de critiques…

Pourtant en 2007 sur le mondial de l’automobile à Paris Alick MOURIESSE 36 ans président de Supinfo était venu pour s’acheter une Lamborghini Gallardo (150 000 euros). Finalement, il a succombé à la série spéciale Murcielago Versace à 450000 euro…

SUPINFO, une véritable success story, créée en 1965, rachetée en 2001 par son ancien élève avec l’aide de Bernard Hayot. Le groupe compte aujourd’hui une trentaine d’écoles en France, mais aussi en Chine, San Francisco, Montréal… Au total, 6 900 étudiants….
Mais depuis 2 ans les bugs se multiplient régulièrement avec plusieurs dizaines de procès sur le dos….
Le dernier bug en date: la semaine dernière sur la Campus de San Francisco Le VISA de 36 étudiants annulé par la Dominican University pour non paiements 450 000 $ par SUPINFO…
Ces étudiants n’ont rien fait de mal, mais « ont choisi le mauvais soutien avec SUPINFO pour leur programme d’échange à l’étranger ». SUPINFO par ailleurs est déjà sous la menace d’expulsion de ses locaux à San Francisco pour des non paiement non seulement de loyer, mais également de l’accès à internet, du personnel éducatif etc. https://www.bizjournals.com/sanfrancisco/blog/2011/06/french-exchange-students-get-the-boot.html
SUPINFO par ailleurs a déjà fait l’objet de plusieurs expulsions en France et même à Londres. Des journalistes français ont déjà dévoilé des expulsions et problèmes de paiements. Plusieurs franchisés ont décidé de quitter le groupe engagé dans une stratégie trouble…